lundi, décembre 07, 2015


Résultats du premier tour, FN, Amalgames, leçon de morale républicaine ?

Avertissement à ceux qui préfèrent les expressions en 250 caractères, ou en pensée courte version Facebook, ce qui suit est long à lire, et comme on pourrait le dire en notre époque d’attaque systématique de la langue française, « ça prend la tête ». Mais on ne peut faire l’économie de la longueur, car de la démonstration d'une pensée lorsqu’on s’essaye à la justesse.

 

En filigrane du premier tour des élections régionales nébuleuses d’hier, revient à l’esprit de tous que le 13 Novembre 2015, l’horreur a frappé Paris, La France, le principe même de Liberté, le mode de vie occidental.

La stupeur a fait place à la douleur, et la douleur entame le travail de deuil des familles de victimes, et celui de tout un peuple. Dans ce travail de résilience intervient l’une des étapes les plus difficiles à surmonter, la colère.

C’est sur ce sentiment que s’opèrent l’amalgame et la stigmatisation d’une frange de notre population qui se voit attribuer la responsabilité de leur complicité du fait de l’évitement de la problématique par les gouvernants et des arguments prononcés par les assassins pour justifier leurs actes barbares.

L’amalgame pose un double problème, et notre conscience de la réalité des choses doit nous inviter à passer à la différenciation des sujets.

Tout amalgame est un risque, car il porte caricature d’une situation, et emporte l’inefficacité des actions.


Le premier risque des amalgames est de faire porter la responsabilité, et la culpabilité des attentats, des morts, de la barbarie, de l’ignominie sur des innocents. Ne parlant que de ceux ayant eu lieu sur le territoire français, les attentats du mois de Janvier ainsi que ceux de novembre ne sont liés que par un seul point, ils sont le fait d’individus appartenant à une mouvance spécifique, dont le but est de s’appuyer sur un dogme, le détournant de sa raison d’être pour assouvir leur soif de violence et de pouvoir. Cette mouvance trouve son origine dans différentes situations géopolitiques clairement identifiées comme étant le fruit de la lutte d’influence et de pouvoir sur des territoires en vue de contrôler leurs richesses, par la soumission des populations y résidant.

A l’origine de tout c’est l’écart de richesses entre les différentes zones du monde, ainsi que la disparité de possession des richesses au sein de chaque territoire qui est le terreau de La confrontation Nord-Sud, Maghreb Moyen Orient-Occident. Le jeu opéré par les occidentaux pour trouver alliance à historiquement conduit certains pays à jouer la carte du renversement de régimes, et la mise en place d’acteurs qui se devaient d’être soumis par reconnaissance et ainsi consolider les bases économiques et militaires avancées de ces pays manipulateurs. A jouer les apprentis sorciers de la manipulation de masse, la partie c’est retournée contre les instigateurs des mouvements de pouvoir.

La question de fond est donc la répartition des richesses dans un monde structuré autour de deux pôles, les échanges marchands et la spéculation financière. Si nous souhaitons traiter la question du retour et du maintien de la paix dans le monde, nous devons réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour permettre aux nations empêtrées dans  la montée en puissance du radicalisme djihadiste de créer de la richesse et de la redistribuer de façon satisfaisante au sein des populations qui les composent.

Le tout premier amalgame :


Ainsi le premier amalgame est celui qui réside dans le fait de croire que nous ne sommes face qu’à une guerre de civilisation.

Ce sont les racines du mal qu’il s’agit d’envisager de traiter, fort d’une politique de temps long, pour favoriser la montée en puissance de la liberté, et en tout premier lieu celui des peuples à disposer d’eux-mêmes. Pour qu’ils puissent le faire, c’est un travail de longue haleine qui attend l’occident, tant les actions d’éducations doivent être profondes pour permettre à chaque habitant du monde d’être conscient des enjeux qui le concerne pour qu’il soit en mesure d’assumer la responsabilité qu’engendre la démocratie.

Ce travail est d’autant plus ardu concernant la pensée musulmane que le fond théologique sur lequel elle s’appuie est multiforme. Ajouté à cela que depuis sa genèse, le religieux et le politique ont toujours été intimement lié, les références liées à la notion d’état nation au sens européen du terme sont pour l’heur contradictoire avec le respect de la pratique du culte.

Le concept de laïcité de la société civile à la française est une hérésie fondamentale pour tout musulman souhaitant s’inscrire dans une pratique de son culte même pacifique puisque la Charia, (la loi), qui régit le mode de vie est nativement et philosophiquement la seule loi, reléguant au mieux à l’arrière-plan la loi républicaine, au pire la rejetant en tant que non loi, ou loi impie puisque non divine.

Nous pourrions presque dire que le concept de laïcité est le premier empêchement d’être français pour un musulman convaincu, puisque la république française par sa laïcité impose une identité agnostique collective permettant une identité individuelle libre d’adhérer à un dogme religieux dont l’expression de la pratique doit rester dans la sphère privée, exprimant ainsi l’idée que la religion est une sorte de philosophie, une aspiration et non pas un commandement de sens et mode de vie.

Le second amalgame :


Le second amalgame est le fruit de la communication des djihadistes, qui s’appuie sur des pseudo-interprétations religieuses pour recruter, motiver des individus en perdition, ou fondamentalement violents, et les transformer en soldats investis d’une mission divine. La réponse que nous apportons est basée sur la connaissance et le raisonnement, alors que les moteurs qui les animent se fondent sur l’ignorance, et la passion. C’est ainsi que la responsabilité des états occidentaux est grande. Car a contrario des vagues d’attentats de la fin du vingtième siècle, les agresseurs sont des ennemis de l’intérieur. C’est là aussi, sur l’ignorance et la passion que les acteurs étrangers commanditaires des actes de barbarie trouvent les points d’ancrage nécessaires à la radicalisation de certains de nos compatriotes. Des enfants de la république désireux de tuer père mère, autorité et patrie, témoignent de la rage qu’ils éprouvent à leur égard. Le salafisme djihadiste apporte une réponse là où la société civile française n’apporte que des doutes, des interrogations tant sur le plan de l’identité, que sur le plan du sens de la vie, et de la place de chacun dans la société. Ajouté à cela, les politiques d’évitement misent en œuvre depuis les premiers chocs pétroliers marquant la fin des trente glorieuses, la fracture sociale mise en perspective par Jacques CHIRAC, mais sans traitement de fond, et la panne quasi définitive de l’ascenseur social ont pour conséquence l’émergence du communautarisme, la ghettoïsation des quartiers, le renforcement des antagonismes. Le double langage politique et le manque de  jusqu’au-boutisme dans une posture ou dans l’autre sont les vrais coupables de cette situation devenue complexe.

Le troisième amalgame :


A la croisée des chemins, se trouve le troisième amalgame. Le conflit entre plusieurs principes fondamentaux des valeurs de la république française, a conduit à l’attentisme dangereux des acteurs politiques. Liberté de culte, laïcité (un vrai danger pour un peuple acculturé à la notion d’état nation et héritier d’une culture catholique chrétienne), liberté d’expression, présomption d’innocence, état de droit, raison d’état…

Entre l’intérêt électoraliste que représente le fait de séduire telle ou telle communauté pour obtenir l’exercice du pouvoir, et la tentative de préservation d’une identité nationale qui par définition est le contraire du communautarisme, le concept d’intégration a remplacé celui d’assimilation qui avait pourtant permis la dissolution positive dans un peuple unique, une sphère publique commune  bien qu’hétérogène, les vagues migratoires précédentes. La question d’une convergence d’héritage de religion servi comme explication du succès de l’assimilation des migrations précédentes est un leurre, au regard de la violence du rejet des français de voir arriver à l’époque sur leur sol des européens venant leur voler leur pain. Le rejet de l’autre est d’autant plus fort que le sentiment que les richesses à partager se paupérisent et qu’il faut préférer le partage entre gens de même « race » devient un devoir de résistance à l’invasion d’autres gens venus les piller, ou dont on a plus besoin puisque justement elles se paupérisent.

Ainsi, confondre les résultats d’une assimilation avec ceux d’une intégration est un amalgame aussi faux que de vouloir additionner des carottes et des navets.

L’invitation qui est celle de l’assimilation réside dans le fait de rappeler que dans un état nation, la culture de l’accueillant prime sur la culture de l’accueilli, par conséquent pour devenir partie intégrante d’une population, il faut s’astreindre à en adopter ses codes, renonçant au passage à ceux de son pays d’origine. L’invitation est donc orientée sur l’arrivant, et elle est soutenue par la population préinstallée qui apporte son aide pour aider à adopter ses codes.

L’invitation qui celle de l’intégration réside dans le fait, de faire accepter par la population préinstallée, l’émergence d’une culture qui lui est étrangère et de lui réserver la place qu’elle mérite en rapport avec le pourcentage de population que représente une ethnie accueillie sur l’ensemble des habitants d’un territoire, accueillis compris. Le double langage évoqué ci-avant a été de laisser croire à la population préinstallée, en utilisant le terme d’intégration, qu’il s’agissait aux accueillis de s’intégrer, donc s’assimiler à la population préinstallée et dans le même temps de laisser entendre aux accueillis que les accueillants se devaient de leur faire place en acceptant leur entière identité.

C’est en cela que cet amalgame a produit des frustrations mutuelles, les premiers étant spectateurs du maintien de leur codes culturels par les accueillis, les second témoins de rejet de leur culture identitaire par les premiers.

Le quatrième amalgame :


Ainsi combinant les trois premiers amalgames, nous arrivons au paroxysme de la situation qui fait naître le quatrième amalgame. C’est une démonstration mathématique par l’absurde qui le génère. La violence et la barbarie sont le fait d’individus radicalisés au service de leur soif de violence et de pouvoir. L’évocation de l’Islam est un prétexte, chacun doit être conscient que personne ne tue au nom de Dieu, mais bien au nom de son égo, de son désir intime de conformité et de différenciation, de pouvoir. La barbarie est le fait de djihadistes radicaux, un djihadiste radical n’est pas un vrai musulman, donc il n’y pas de problème entre le « vrai » Islam et la république Française.
C’est ce raccourci qui fait bondir une partie de plus en plus croissante de notre population, séduite par les sirènes du Front National. Nous avons un combat à mener, et un travail à faire.

Le combat c’est celui de mettre hors d’état de nuire tout individu qui souhaite attenter aux libertés fondamentales garanties par la république. C’est celui d’éradiquer à l’extérieur les recruteurs, manipulateurs, commanditaires de ces atteintes. C’est celui d’identifier et mettre hors d’état de nuire ceux qui sont déjà radicalisés et qui représentent une menace trop importante pour attendre un passage à l’acte pénalement qualifié, base juridique jusqu’alors nécessaire pour les poursuivre, les arrêter, les juger, les condamner.

Le travail, c’est celui de mener à l’intérieur un investissement fort sur l’éducation.

L’Ecole doit reprendre sa place centrale dans l’organisation de notre société,  non seulement dans la transmission du savoir, l’enseignement, mais doit assumer la réalité de la transmission de l’héritage culturel, base de laïcité républicaine, dans la capacité qu’elle a eu d’accorder une place à l’adhésion intime à un dogme et ou un culte religieux, tout en garantissant la suprématie de la loi terrestre, séculière, sur la loi divine, intemporelle. La première s’inspirant des valeurs humanistes véhiculées par la seconde. C’est la recherche du juste, et non du saint, qui permet à nos société occidentales de donner une place importante bien que dissociée à la loi divine.

Le second risque de cet amalgame là réside donc dans le fait confondre des sujets qui n’ont qu’un lien au mieux sémantique entre eux, et faire disparaitre la forêt de la politique migratoire, de la convergence culturelle et la stratégie de société communautaire ou unifiée, le retour de l’autorité de l’état en matière d’éducation, de sécurité, de définition moderne du patriotisme à la française, de la politique économique au service du développement des entreprises et de l’emploi, condition préalable à la création de richesse et sa redistribution, de la mise en œuvre d’un ascenseur social efficace, derrière l’arbre du djihad salafiste radical.

Pourquoi le Front national est une tentation et non la solution :


Les dangers de la globalisation des problématiques :


Le fait de globaliser les problématiques est un danger d’abord au sens de l’incompréhension par la population des actions menées pour traiter le terrorisme, si elles sont également perçues comme un moyen de régler la question de l’identité culturelle française et de la possible assimilation des musulmans au vivre ensemble à la française.

La laïcité : Un discours des actes contraires


Dans ce contexte, la laïcité est le premier élément à être dans le collimateur des tentés par le front national. Les tenants du tout laïc que sont les élites de gauches n’ont de cesse que de contrevenir à ce principe qu’ils arguent pour calmer les revendications de l’héritage catholique chrétien, pourtant timide il y a encore une vingtaine d’année, par les uns tout en tenant compte dans leurs décisions politiques de proximité de particularités philosophiques et religieuses notamment en accédant aux demandes d’horaires d’ouverture spécifiques des équipement sportifs pour éviter la mixité de fréquentation, ou encore en parlant de menus de substitutions dans les cantines, façon peu masquée d’intégrer la religion dans l’organisation des services publics, en ne faisant pas appliquer la loi sur le port de signes ostentatoires d’appartenance à une ethnie ou une religion, provoquant ainsi le sentiment chez une grande partie de notre population, que les efforts de laïcité demandé aux uns ont pour but de préparer une sorte  de transition culturelle au profit des autres, et ou la menace de la violence justifie l’exception à la règle.

C’est la raison pour laquelle, l’autre danger de la globalisation des problèmes est de voir une partie de la population en stigmatiser une autre, mais aussi, pourrait-on dire, et vice-versa. En s’interdisant de comprendre le message envoyé par les électeurs de gauche comme de droite qui se tournent vers le front national, en ne voulant pas entendre leur souffrance à mettre en œuvre toute leur capacité de vivre ensemble car remerciée par un rejet de leur culture, un culpabilisation de crimes que leurs aïeux ont ou auraient commis du temps des colonies, en se faisant traiter de racistes ou xénophobes, en étant victime d’un racisme tout aussi violent que celui qu’on leur prête, il était à parier que la réaction serait tranchée et violente à son tour. Les leçons de morales de la classe politique ne faisant que souffler sur des braises déjà ardentes !

La question qui se pose alors est de savoir, quel mal il y a, à ne pas vouloir voir s’installer dans un pays qui a acquis chèrement la liberté et construit des éléments de culture partagée et suffisamment riches pour que chacun s’y retrouve , des tenues vestimentaires qui sont avant tout des signes d’appartenance à une mouvance religieuse voire sectaire, des interdits culinaires qui devraient s’imposer à la sphère publique, une disparition de la mixité sociale et sexuelle dans l’accès aux lieux publics, un refus de laisser un médecin homme réaliser sa mission auprès de patientes, autant d’infractions à  cette laïcité qui se pose comme premier commandement de bonne conduite citoyenne aux uns, tout acceptant l’exception culturelle aux autres.

Car telle est la vision de nombreux citoyens de ce qu’est le double langage politique et la globalisation des problèmes à traiter. L’islam global, qui n’existe que dans la médiocrité de sa présentation médiatique,  est renvoyée à son image la plus en décalage avec les valeurs de vivre ensemble, de liberté, et de modernité de la culture française.

Si c’est le salafisme radical djihadiste qui est porteur de ces obligations et interdits supérieur par la charia à la loi de la république, alors est-il peut être temps de le déclarer juridiquement incompatible avec la république française, et d’en réaliser la qualification juridique de dérive sectaire, permettant ainsi d’en interdire la pratique et la diffusion. Cette approche juridique et politique vaut bien mieux que de clarifier une fois de plus ce que doit être la laïcité, vécue comme une tentative de rempart qui a pour effet pervers de détruire au passage l’héritage catholique chrétien de nos institutions, les jours fériés catholiques, Noël ses crèches ses marchés, pourquoi pas les églises et les cathédrales, les croix dressées aux quatre coins du territoire. Sans doute faudrait-il plus simplement dresser, comme la loi l’autorise en matière de dérive sectaire, la liste des pseudo-cultes interdits de territoire, car pouvant conduire à la haine ou au rejet des valeurs culturelles fondamentales  de la république française. Ce travail devant naturellement également porter sur les dérives extrémistes sionistes, catholiques, et autres…

Qui amalgame quoi ? Qui stigmatise qui ? Qui est responsable des réactions du peuple ?


On voit ici, que les éléments de langage utilisés depuis les années quatre-vingt pour notamment tenter de faire culpabiliser une partie de l’électorat, profitant ainsi de l’héritage culturel Chrétien de l’humanisme et de la culpabilité, tout en s’assurant les votes des autres, arrivent au terme de leurs conséquences.

Combien de fois, a-t-on exhorté le peuple de France à ne pas faire d’amalgame, combien de fois l’a-t-on stigmatisé quand il faisait état de défendre son héritage culturel, ce que les peuples de tous les autres pays font, et parmi lesquels certains qu’on cite en exemple de modèle social !

Mettant en œuvre ainsi la plus ancienne des stratégies de pouvoir, diviser pour mieux régner.  A ce jeu, les deux partis de gouvernements sont devenus maîtres en la matière. Mais la souffrance réciproque des composantes du peuple de France, conduit à des conséquences qu’ils ne maitrisent plus, cette fois. Faisant systématiquement fi des analyses des sociologues et politologues, des économistes, nos élus se considèrent comme les sachant absolus. Les conseils qu’ils écoutent, ne sont plus politiques, mais politiciens voire politicard, et passe de l’idée de la France à l’image du produit électoral, le candidat, le transformant à renfort de conseils en communication en bien de consommation comme un autre. Or le peuple a besoin de politique et non de manœuvre électoraliste, ou de remboursement de dettes de frais de campagne au profit des lobbys créanciers.

Ainsi, la responsabilité de faire la part des choses nous incombe à chacun, avec un embarras certains, qui élire pour prendre les commandes d’une région pendant six ans, de l’état pendant cinq ans ?

Pour que les amalgames et les stigmatisations multilatérales s’effacent nous devons pouvoir faire confiance en un état qui nous entend et qui nous garantit outre la sécurité, la préservation de notre identité, et en tout premier lieux notre Liberté et les conditions requises pour que nous puissions assumer nos existences par le travail !

La tentation du front national est légitime lorsqu’on dresse le tableau précédemment décrit. Le discours populiste et identitaire est séduisant, d’autant qu’il ne trouve pas dans les discours des partis de gouvernement traditionnels une réponse, une répartie, qui permettrait aux français de faire la part des choses. Aucun de nos élus de droite comme de gauche, ne tente la pédagogie sur le sujet de la place de la charia dans le dispositif républicain, et aucun ne met en exergue que ce repli identitaire est d’abord le fruit d’une économie en berne, et d’une culture du travail disparue dans les limbes de la fantasmée société de loisirs, et de la défense systématique pour ne pas dire systémique d’acquis sociaux, qui pourtant disparaissent, naturellement, par la force des choses, autrement dit par la force de la concurrence mondiale, à force d’être préservés et non pas réinventés !

Le front national n’est pas la solution :


Les diatribes frontistes peuvent paraitre donner sens à des solutions qui ne sont rien d’autre que des locutions vouées à séduire le peuple qui ne sait plus à quel saint se vouer. Les pratiques de la politique par les acteurs des partis de gouvernements n’ont apporté que déceptions et frustrations.

S’appuyant à la fois sur des mécanismes simplistes, préférence nationale, par exemple, le Front National oubli d’expliquer ou il se situe quant à l’état de droit qu’est la France. Comment envisage-t-il d’agir pour tenir la promesse que cela sous-entend à peine ?

Pour une partie de l’électorat, cela signifie préférence caucasienne, français de souche. Or la définition même de français de souche pose problème, à la fois juridique et historique. Juridique car il n’y a pas dans le code de la nationalité actuel de distinction de ce type, ce qui sous-entend qu’il que pour y apporter correction, il leur faudra déposer une proposition ou un projet de loi, et le faire adopter par une majorité au parlement. Or avec la composition actuelle du Sénat qui survivra à l’élection présidentielle de 2017, cela est déjà compromis. Dans l’hypothèse d’une réussite, il faudra que cette loi passe le filtre du conseil constitutionnel, ce qui là encore est de l’ordre de la mission impossible. Le seul scénario envisageable alors, est pour régler la question juridique, de sortir de l’état de droit constitutionnel, et renverser le régime de l’intérieur en instaurant une dictature.

Ce seul exemple montre, puisque c’est l’élément clef, le fonds de commerce du Front national, l’ineptie de leur programme.

La sortie de l’euro, de l’espace Schengen, le retour à une monnaie nationale, sont autant de promesses intenables. Car pour y parvenir, à nouveau, les obstacles institutionnels qu’ils rencontreront, et qui garantissent le maintien de nos libertés fondamentales, se trouveront sur la route, les contraignant là encore, à sortir du jeu démocratique, constitutionnel. Pour ces mesures encore, seule une dictature leur en donnerait le pouvoir. En colère les français, oui ils le sont, mais au point de se soumettre au dictat des Le Pen, nous pouvons en douter.

Le vote d’hier une leçon de l’arroseur à arrosé :


Le parti socialiste depuis l’avènement au pouvoir de leur gourou, François MITTERAND, n’a eu de cesse de jouer à l’apprenti sorcier, en donnant des leçons de morale à des français fatigués de les entendre, d’autant que la plupart de ceux qui les prononcent sont les rois du « pense et vote comme je dis et ne fais pas comme je fais ». A l’abri des réalités car la plupart d’entre eux est issue de la fonction publique territoriale, locale et parfois d’état, vivent dans des lieux de communautarisation Bobo, ou de rassemblement de classes moyennes pavillonnaires éloignés des centres villes et de la proximité des gares, (véritable lieu à risque pour les populations laborieuses itinérantes), ainsi que des quartiers qu’ils défavorisent par une politique sociale dégradante, ils expliquent à la France qui souffre, qu’elle doit courber l’échine pour garantir le renouvellement de leur mandat.

La leçon de morale est celle de celui qui invente un monstre pour siphonner les voix de son adversaire direct, la droite républicaine, en donnant un espace politique et médiatique par la diabolisation à un parti qui n’a pas de programme mais un ton poujadiste aux solutions ubuesques.

Mais le monstre un jour, prend des forces et se retourne contre son créateur. C’est ce qui s’opère aujourd’hui dans un double mouvement, les français fiers de leur héritage culturel ne supportent plus en des temps de disette qui accroit leur rage, qu’on leur demande d’y renoncer, et à force de laisser berner par des majorités de gouvernement qui ne gouvernent pas, mais réalisent des compromis inefficaces, entendent dans les sirènes du front national, un champ mélodieux qui parle à leur identité meurtrie, avec en arrière-plan l’idée que de toutes les façons, ça ne peut  pas être pire qu’avec les autres.

C’est également sans vergogne que monsieur CAMBADELIS, persiste et signe, et disant que le PS peut encore garder six à huit régions. Mais les garder pour en faire quoi ? Poursuivre une politique qui est une absence de politique ?

Continuer à vider les caisses des régions comme il vide celles de l’état pour servir une idéologie rétrograde qu’il ose appeler progressiste est-ce un programme ?

Voilà le message de l’arroseur arrosé.

Ce qui est particulièrement dommageable dans la situation où se trouve la France, c’est que le parti des Républicains, ne se présente pas à la hauteur des enjeux, et ne donnent pas l’occasion pour des raisons d’ambitions personnelles de vengeance de son président, ou celle de revanche « du meilleur d’entre nous », de laisser la parole et le pouvoir à ceux qui dans son camp pourraient incarner une réelle alternative politique.

La révolution des parti politiques, nécessaire et salutaire :


Le PS doit mourir pour renaitre modernisé d’une pensée libérale incluant une réelle approche sociale, c’est-à-dire une approche dont l’objectif est d’aider ceux qui le peuvent, et ils sont nombreux à sortir de l’aide par le haut, pour ne consacrer la solidarité nationale la plus efficace à ceux qui ne pourront en sortir car étant dans une situation et des moyens trop faibles.

Le FN doit retomber dans les limbes des bas-fonds dont il est issu, car le repli identitaire est dangereux, et le nationalisme qui est leur programme, n’en déplaise à ceux qui votent pour lui par colère, a montré dans l’histoire qu’il est capable de séduire en usant du jeu démocratique, mais qu’il devient autoritaire, inique, et destructeur lorsqu’il est installé au pouvoir.
Les Républicains doivent affirmer leur position libérale sociale, basé sur l’héritage gréco-romain et catholique chrétien, sur la valeur travail, sur la méritocratie pour le soutien aux plus faibles et non le soutien à tous.
Dans cet entre-deux tours, espérons que les médias complices à géométrie variable du pouvoir en place et de celui qui monte, cesseront de parler de « faire barrage », et interrogeront les acteurs politiques non pas sur leur tactique électoraliste, mais sur leur programme et sur ce qu’ils ont compris des réformes structurelles profondes que notre situation exige, et auxquels notre peuple dans toute sa diversité et dans toute sa communauté a le droit. Car si ce n’est pas la classe politique qui agit il est à craindre que ce soit la rue, et on ne sait trop ce que les barricades produisent dans une société en crise avec elle-même.

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