lundi, janvier 20, 2014
Sortir des manoeuvres politiciennes pour faire de la Politique.
Rompre avec l'image des politiques, revenir à l'utilité de la Politique.
C'est une Arlésienne, et ma mémoire de quadragénaire est encombrée de souvenirs sur cette question.
L'image des "Politiques" est au cœur des débats depuis plus de trente ans. Pompidou et sa modernité, Giscard le néo-réformateur, Mitterrand et sa force tranquille, Chirac et la fracture sociale, Sarkosy et le travailler plus pour gagner plus, et maintenant Hollande et sa normalité, ceci pour ne citer que les Présidents de la cinquième, abstraction faite de De Gaulle, le dernier pharaon qu'il ne faut ni trop citer, ni trop contester.
S'il est évident que se faire entendre, et comprendre est un enjeu crucial pour un acteur politique, la pratique des médias, des sondages d'opinions, des conseillers en communication en tous genres, nous a permis de mettre à la tête de l'état un coquille vide mais bien vendue. Dommage que la loi Scrivener sur le délai du droit de rétractation ne s'applique pas à cet achat là.
Tant que la préoccupation principale de toutes ces personnalités restera l'impérieux besoin de surfer sur l'état d'esprit des français comme des girouettes plus amoureuses du vent que de leur mission qui consiste à indiquer d'où il vient et ou il va, notre nation se délitera de ses valeurs fondamentales pour ne faire que s'adapter aux lubies des lobbys, et à ce que les médias souhaitent mettre sur la table pour occuper l'espace et vendre du "temps de cerveau humain disponible" au profit des annonceurs de toutes sortes.
La Politique est chose sérieuse, car elle est ni plus ni moins que la base du vivre ensemble. Dire que les Français ne voient plus de différences entre la droite et la gauche, ne serait pas grave si il n'existait pourtant de différences fondamentales. La première est rassemblée,( ses sympathisants pas encore ses élus), autour d'un parti de gouvernement, l'autre est assemblée autour de partis d'opposition.
Mais la gauche française est au pouvoir, dois-je rappeler ici, que ses élus et sympathisants tiennent la grande majorité des communes, des départements, des régions, de l'assemblée nationale, du sénat, de la pensée dogmatique des grandes institutions, éducation nationale, santé, arts et lettres, médias traditionnels, finances publiques, et qu'alors qu'elle promet systématiquement une vie meilleure, et un plus grand respect des différences, et une égalité totale entre les citoyens, quels constats pouvons-nous faire de son exercice du pouvoir ?
Ces deux grandes forces politiques que sont l'UMP et le PS avec sa majorité plurielle, ont chacune une responsabilité qu'aucune ne semble avoir réellement mesurée à sa juste hauteur. Chacune d'elles doit absolument refondre en profondeur pour l'une sa pratique du pouvoir tant interne qu'externe et pour l'autre son dogme, ce qui est certainement plus délicat.
L'UMP ne peut plus continuer à être sourde à la vraie première attente des Français, proposer une vision claire de la société, incarner une position ferme et définitive tant sur les questions de sociétés que sur les questions liées au travail et à la libéralisation contrôlée de l'économie. Arrêter la guerre du leadership, et accepter l'idée qu'il n'y en a qu'un chef et qu'il est préférable de l'accompagner dans une réforme de sa pratique du pouvoir, que de manœuvrer en arrière cours pour l'empêcher de revenir. Elle doit assumer une forme de modernisation de sa pensée dans le premier sujet et une affirmation des stratégies liées à la refonte du droit du travail, Smic, Contrat de travail, confiance redonnée aux chefs d'entreprises dont la majorité est composée de patrons de PME-PMI plus proches de leurs salariés que ce que les anachroniques gauchistes communistes et Mélanchonistes pensent et font dire. C'est évidement une liste non exhaustive de cette clarification nécessaire.
Le PS, lui doit rompre avec ses dogmes qui le paralysent. Il aurait fort à gagner et à faire gagner au Français, en assumant son acceptation du libéralisme, se transformant en un parti démocrate à l'américaine, là ou il persiste à se souvenir de ses gènes communistes, collectivistes fondés sur un élitisme larvé, ou les détenteurs du savoir universitaire sont les mieux placés pour faire le bonheur du peuple, en opérant de véritables OPA sur les élections en annonçant des mesures égalitaristes utopistes mais tellement lucratives en matières de bulletins de vote. Le communisme et ses petits frères n'ont pas plus leur place dans notre société que l'extrême droite. Démagogie, populisme, sont les armes de destruction massive de l'économie seule garante de l'accroissement des richesses permettant une véritable politique sociale, d'autant que le dernier rapport sur l'efficacité des prélèvements obligatoires montre que la mariée ne peut pas donner plus qu'elle n'a, et qu'à force de taxer les ménages directement et indirectement on paupérise l'assiette donc, in fine, les ressources de l'état.
Dans les deux cas, se sont bien celles et ceux qui entrent en Politique et y font carrière qui sont les responsables de la gabegie démocratique. Expliquer nous en quoi vous pensez être utiles à la collectivité que nous formons, bien plus qu'en quoi nous pouvons vous être utiles au renouvellement de vos CDD-Mandats respectifs.
C'est pourquoi à l'heure ou le Président de la république se réclame du social-libéralisme, la constitution vous accorde le droit, vous députés et sénateurs UMP et centristes de droite, de déposer une motion de censure, et de demander la démission du gouvernement. Plutôt que de tenter de nous expliquer que les mesures annoncées bien que très similaires à celles proposées par le candidat Sarkosy, ne sont pas les bonnes, entendez le Président et demandez la dissolution de l'assemblée nationale, occupez la scène médiatique sur ce sujet, ouvrez-vous à l'aile droite du PS et comble du comble proposez à Nicolas Sarkosy d'investir Matignon. C'est là que réside la démonstration que les manœuvres politiciennes sont moins importantes à vos yeux que votre désir d'agir pour l'intérêt de la France.
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