mardi, janvier 14, 2014

La conférence de presse du président de la Honte

Le président de la Honte.

C'est désormais confirmé. L'affaire Hollande Gayet au delà de son aspect privé banal, normal diront certains, enfonce définitivement le clou de l'incapacité de monsieur Hollande à présider notre nation.

Empêtré dans une majorité plurielle, pour ne pas dire mosaïque, au sein de laquelle il y a plus de dogmes obsolètes que d'imagination utile et efficace, le voici en passe de mettre en œuvre une politique économique digne de l'UMP sans les contreparties sociales et politiques nécessaires à l'équilibre des notions et valeurs.

Brouillon, sourd, orgueilleux, les psychanalystes pourront désormais comprendre que l'anaphore du candidat Hollande était au mieux une projection au pire un déplacement. Ainsi, ce fonctionnaire s'est-il rêvé plus fort qu'il n'est. En vilipendant son prédécesseur, plus que des engagements, ce sont des incantations qui composaient sa prose. Pourvu que Moi président, j'ai la force de devenir ce que j'annonce.

Le constat est amer, et les conséquences bien plus dommageables que ce que les médias en font échos. Non ce monsieur, n'est pas à la hauteur de cet idéal du Moi qui l'invitât alors à tant de vertus déclarées, oubliant au passage qu'en Politique les mots engagent plus que sa responsabilité propre, ils engagent tous les acteurs et les manquements du premier élu de France rejaillissent sur ceux qui tentent d'être utile à leur pays.

Par sa légèreté ou manque de courage, il contribue a détériorer encore d'avantage l'image des femmes et des hommes politiques de ce pays. Il discrédite l'engagement des acteurs locaux, qui pourtant dans ces temps de crises sont ceux qui par leur action dans les territoires peuvent mettre en œuvre les conditions de la reprise de confiance seule garante de la reprise économique.

Il pense sa fonction comme un communiquant, et non comme un chef d'état. Il critiquait Nicolas Sarkozy, pour ses commandes de sondages, les siens sont tellement catastrophiques que seuls comptent les mots qui permettraient de redorer le blason. Allant jusqu'à faire dire à son premier ministre que le rapport sur l'intégration prônant une plus grande islamisation de la culture française est une bonne base de travail.

Il a su en quelques mois, détruire tout ce qui fait la France et ses valeurs profondes, culturelles, traditionnelles. Parce que la tradition n'est pas réactionnaire et que la modernité n'est pas le refus de l'histoire.

Les conséquences de cette inconséquence politique, c'est un fossé qui se creuse entre la société et ses enjeux politiques réels, c'est une destruction d'emplois qu'il faudra des années à contrebalancer, n'en déplaise au locataire de l'Elysée et sa désormais fameuse courbe de chômage qui n'a de cesse de ne pas s'inverser malgré la poursuite de ses prières.

Le seul engagement de campagne qu'il sait tenir s'est d'être normal. Le voici maintenant embarqué dans les bassesses des soupçons d'adultères, du paparazzo déguisé en détective privé prenant les clichés de la faute.

La France est tombée bien bas...
De quoi avoir honte, l'honneur est dans la responsabilité, qu'il prenne les siennes et qu'il propose sa démission au Français, il ne peuvent se permettre de perdre encore des mois et des tergiversations politiciennes avant qu'une équipe ne prenne sérieusement les choses en main.

Notre route est encore parsemée de dangers plus éminents les uns que les autres et pendant ce temps, la seule préoccupation du gouvernement, de son chef définitivement inscrit aux abonnés absents et de leur leader Elyséens, c'est faire la chasse à un humoriste qui n'en demandait pas tant en terme de renforcement de sa notoriété.

Et pour conclure, nous allons avoir le droit à une conférence de presse, au travers de laquelle, le magicien Hollande va expliquer qu'une réduction de l'augmentation correspond a une baisse et qu'une augmentation de la réduction est un signal.

 

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