L'économie est une science humaine bien compliquée.
A l'époque ou la macroéconomie se cantonnait aux seules frontières nationales avec quelques échanges bilatéraux, il était déjà hasardeux de miser sur telle ou telle théorie pour bâtir en temps nécessaires un plan de relance efficace.
Alors il est vrai que la relance économique devient encore plus délicate à l'heure actuelle, imprégnée de mondialisation et d'internationalisation des propriétés du capital social des entreprises phares de chaque nation.
Plus précisément c'est la dénationalisation du capital qui complique la pertinence de la politique économique d'un pays. Comprenons ici le transfert de l'investissement d'état vers l'investissement de marché. La privatisation du capital social a poursuivi son évolution en s'ouvrant à tout actionnaire quelque soit son pays d'origine. Le critère de nationalité n'intervenant en rien dans la capacité à s'impliquer dans la gestion d'une entreprise. De l'implication dans la gestion, nous sommes également passés dans la seule motivation de distribution de dividendes pour motiver les investissements privés. La mondialisation, comprenons l'ouverture de toutes les frontières financières a permis également la profusion d'offres pour ces investisseurs du capital. C'est ainsi que naît également la volatilité des capitaux, valorisant et dévalorisant une entreprise au gré des comparaisons rendues possibles entre telle et telle capacité à dégager des dividendes.
Or si la crise actuelle met clairement en évidence la nécessité d'une régulation des marchés internationaux, nous en sommes seulement à quelques vœux pieux et autres utopies abstraites.
Une Europe des 25 qui ne parvient pas à réguler son propre marché intérieur, alors qu'il existe une volonté des peuples et donc politique à créer une synergie Européenne, montre bien, qu'une régulation mondiale, avec tout ce que cela comporte d'ambivalences entre nations dont les intérêts la plupart du temps divergent, est loin d'être à l'ordre du jour.
Bien sûr il y a un nouveau capitaine à bord du plus grand paquebot mondial, mais il ne sera le Messie que des seuls américains qui ont eux aussi rater le coche des changements obligatoires à opérer pour s'adapter à ce monde en mouvement rapide. Certes les occidentaux pourront de ci de là bénéficier de quelques effets de bords positifs à une rénovation de la politique économique des USA, mais Monsieur OBAMA n'a pas été élu Président du Monde.
C'est pourquoi il n'existe vraisemblablement que deux chemins pour la France. La piste Européenne et la piste Nationale.
Pour la première c'est comme à l'accoutumée la concernant un travail de longue haleine, un lobbying fastidieux mais inévitable. La présidence Française de l'union à pu montrer que la détermination de quelques uns permettent des avancées certaines. Il faut poursuivre dans ce sens et une fois n'est pas coutume, il faut au niveau national que l'opposition qui se plaint de la montée autocratique de notre président, comprenne qu'elle est elle même la principale cause de cela , de part son obstination à s'appeler opposition, à ne s'impliquer dans la politique gouvernementale que pour en déceler des points d'achoppement avec le peuple et ainsi tirer profit de cela pour redorer un blason médiatique autodétruit.
Il y a quelques années les plaisantins nationalistes qui n'avaient pas connus de conflits armés aux portes de leur maison disaient, ce qu'il faut à la France c'est une bonne guerre. Derrière l'ironie se cachait l'idée que ce n'est qu'après une crise majeure que le peuple comprend la nécessité de se rassembler et de sacrifier au travail quelques oisiveté ou autres avantages. Et bien cher concitoyens cette guerre tant souhaitée, vous l'avez aujourd'hui. Certes elle n'est pas armée de munitions poudrées, mais de dollars, d'euros, de yens et de livres sterling.
Il est même temps, et espérons pas trop tard pour créer aujourd'hui, un gouvernement d'union nationale. Mais pour cela encore faudrait-il que la gauche française cesse de dédire, de se médire, et au moins de s'ignorer. S'il était de la responsabilité de la droite d'avoir laissé monter le front national et les extrêmes de son bord à force de s'assourdir des craintes du peuple en matière de sécurité physique, il est de la responsabilité des socialistes de voir monter monsieur Besancenot et les extrêmes de la gauche, sourd qu'est le parti dirigé par madame Aubry des préoccupations des gens sur la sécurité financière de la nation.
On demande à la droite de l'ordre et de la discipline, on demande à la gauche de la cohésion sociale moderne emprunte d'une politique économique ambitieuse. C'est pourquoi, la relance française ne se fera que si les deux grands partis de gouvernement se mettent à travailler ensemble. Mesdames et messieurs les socialiste soyez force de propositions plutôt que d'opposition, le peuple vous soutiendra davantage, notre président dont l'énergie, l'écoute active, et le sens du résultat n'est plus à prouver, vous rendra le poids qui est le votre.
Et surtout, la France sera véritablement sur le chemin de la relance.
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