Parmi les effets de bords médiatiques d'une crise financière, il en est un symptomatique, la mauvaise foi économique.
Après avoir découvert que les banques du monde s'étaient laissé prendre par la fièvre spéculative avec l'argent des autres, nous avons aussi appris qu'à l'économie virtuelle financière s'opposait l'économie réelle.
Comme à son habitude la télévision choisit pour « couvrir » l'actualité, d'opter pour un angle de vue misérabiliste plutôt qu'objectif. J'en veux pour preuve la façon dont l'ensemble des rédactions du petit écran, nous explique les raisons pour lesquelles Renault se voit dans l'obligation de débrailler. Il ne s'agit pas de la conséquence des choix désastreux de la direction quant au modèle industriel, marketing et commercial de la marque, mais une sorte de suite logique de l'impact de la peur des consommateurs sur les bons de commandes.
Pareillement, les mêmes rédactions occultent complètement l'axe d'éclairage pourtant simple qui consisterait à expliquer pourquoi les grands magasins parisiens sont capables de proposer des remises commerciales importantes sur leur produit en dehors de toute période de solde. Plutôt, encore une fois, de voir là un effet regrettable de la crise sur l'économie réelle, n'est ce pas seulement que les prix depuis le passage à l'euro masquent une inflation telle qu'elle est la cause principale de la récession en matière de consommation des ménages.
Que nombre d'intervenants des marchés ont profité d'un taux de change impossible à retenir pour confondre francs et euros, que l'augmentation des matières premières n'expliquent pas à l'heure ou la confection est réalisée à prix modeste dans les pays asiatiques que se vêtir est toujours plus onéreux.
Alors, oui la crise à bon dos. Ne serait il pas temps pour l'économie de marché moderne de se resituer au service de l'homme, de le reconsidérer comme une entité pensante et non comme un simple consommateur manipulable.
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