La crise pour les Nuls
Depuis maintenant prêt d'un mois les médias nous bassinent les oreilles et les yeux et le reste avec les fluctuations chaotiques des marchés et les conséquences désastreuses que cela a, ou va avoir, ou aura, ou encore aurait, sur le secteur financier, immobilier, voire tous les secteurs de notre pauvre économie.
Bien que suralimentés de métaphores climatiques (tempêtes, ouragan,....), à quel moment lors ces derniers jours avons nous vraiment été "INFORMES" ?
Aussi, en toute modestie, essayons de rédiger un article dont le but serait de décrypter la crise, pour les nuls.
Ne nous voilons pas la face, 98 % d'entre nous sont concernés par cette nullité, et pour cause, même les plus grands financiers ont été pris de vitesse par le phénomène économique dont nous sommes les témoins et parfois es victimes.
C’est quoi l’économie de marché ?
Depuis maintenant prêt d'un mois les médias nous bassinent les oreilles et les yeux et le reste avec les fluctuations chaotiques des marchés et les conséquences désastreuses que cela a, ou va avoir, ou aura, ou encore aurait, sur le secteur financier, immobilier, voire tous les secteurs de notre pauvre économie.
Bien que suralimentés de métaphores climatiques (tempêtes, ouragan,....), à quel moment lors ces derniers jours avons nous vraiment été "INFORMES" ?
Aussi, en toute modestie, essayons de rédiger un article dont le but serait de décrypter la crise, pour les nuls.
Ne nous voilons pas la face, 98 % d'entre nous sont concernés par cette nullité, et pour cause, même les plus grands financiers ont été pris de vitesse par le phénomène économique dont nous sommes les témoins et parfois es victimes.
C’est quoi l’économie de marché ?
Pour commencer à comprendre les manifestations de la crise actuelle, il convient de revenir sur un point d’histoire macroéconomique (disons d’économie mondiale). Jusqu’avant l’effondrement de l’union soviétique il existait deux systèmes pour régir l’organisation de la satisfaction des besoins.
Car, et c’est là le premier d’éclaircissement de ce qu’est l’économie , mot si souvent utilisé et si peu défini, il s’agit de la mise en œuvre des moyens pour satisfaire les besoins d’une population humaine.
Ainsi souvenons nous d’une certaine pyramide en base de laquelle se trouve la nécessité de se nourrir, de se protéger (avoir un toit), de se reproduire (Instinct de survie de l’espèce..) et ou l’on trouverait au sommet, la possession d’un yacht ou la reconnaissance du peuple au suffrage universel direct.
Ainsi, le collectivisme proposait de régenter la production des biens et des services au profit de la satisfaction des besoins individuels par l’entremise d’un état omnipotent, omniprésent, réglementaire, voire dictatorial dans l’intérêt suprême de la collectivité.
Face à lui, l’autre partie de l’humanité, estimait que l’individu pouvait créer les biens et les services, leur attribuant une valeur marchande dont le prix serait fixé par la rencontre de cette offre et de sa demande, le marché.
C’est ainsi que nait le fameux « marché », puis les « marchés », immobiliers, financiers, alimentaires, vestimentaires, luxe….
C’est quoi le système financier international ? la bourse ?
Alors, dans un mécanisme aussi simple, pourquoi le monde de la finance composé de gens si sérieux veillant de prêt aux intérêts des capitaux, source de leur gloire et de leur propre revenu, n’a-t-il pas anticipé les dangers vers lesquels il a finalement sombré ?
Ouvrez bien vos yeux car, loin des explications fumeuses des soi-disant experts interviewés par des journalistes plus avares d’audimat que d’information réelle, la raison était, telle une maladie génétique, inscrite dans le patrimoine même de l’économie de marché moderne.
La naissance de la monnaie fiduciaire portait en son sein la définition même de la dérégulation possible des fameux marchés.
Soyons pédagogues, le marché fixe le prix d’un bien par la correspondance de l’offre (le produit ou le service) et la demande (la consommation des ménages pour ce produit ou ce service). Pour réaliser l’échange entre l’offreur et le demandeur, nous utilisons de la monnaie. Celle-ci n’a de valeur que dans la confiance que lui attribuent ceux qui vont l’accepter en paiement de leur produit ou service. Car dans nos économies modernes, les monnaies n’ont plus de correspondances exactes avec la détention de valeur universellement reconnue comme l’or, ou le pétrole, (ce qu’on appelait un étalon).
Il s’agit donc de monnaie fiduciaire, étymologiquement, fidare, la confiance.
La crise que nous traversons est donc une crise de confiance des acteurs du marché dans la valeur des monnaies mondiales, entendez des richesses réelles des nations.
Ce phénomène était d’autant plus prévisible qu’à la confiance nécessaire s’est ajoutée la dématérialisation des monnaies. Comprenons, que la mondialisation et l’informatisation ont supprimés les échanges physiques de monnaies. Nous sommes passés sans nous en rendre compte, d’une monnaie fiduciaire à une monnaie virtuelle.
Jouant de surcroit sur les décalages horaires des différentes bourses d’échanges mondiales, le même euro, ou dollar pouvait avoir été crédité sur trois ou quatre places différentes au même moment.
De l’économie de marché réel, vers l’économie de marché virtuel
De plus, pour augmenter à la virtualisation des économies, la valeur des entreprises elle aussi a changé d’étalon. Jusqu’alors basé sur la valeur travail, autrement dit le ration d’efficacité entre l’énergie nécessaire à la production d’un bien par rapport au prix que les demandeurs sont prêts à investir pour le posséder, la valeur est désormais attribuée à l’écart entre les chiffre d’affaire et les coûts de production, traduisant une marge brute en vue d’un résultat net. Ce résultat net correspondant à la somme de monnaie virtuelle que chaque détenteur du capital social de l’entreprise pourra engranger en fin d’exercice comptable s’il le souhaite.
C’est ainsi qu’a commencer la mutation de notre système d’économie de marché, vers une économie de marchés potentiels, ou virtuels.
En effet, les financiers et autres traders, ont vu leurs objectifs se muter pour devenir les mages de l’économie de demain au détriment de la valorisation de l’économie d’aujourd’hui, (ce que les politiques et les journalistes appellent l’économie réelle…)
Comprenons, les banques d’affaires et avec elles les traders (agents de marchés), ont pour mission de déterminer au vue des informations qui leur sont livrées par les équipes dirigeantes des entreprises cotées en bourse (une action étant une part du capital social de l’entreprise détenue par un individu qui sacrifie la somme qu’il a investit dans le but retirer des intérêts obtenus sur les bénéfices de ladite entreprise), quelle sera le résultat net de celle-ci à terme, et donc de lui attribuer un taux de confiance dans ces besoins d’investissement, de financement etc….
Nous rentrons alors dans le paradoxe de l’économie de marché moderne virtuelle.
L’entreprise se doit d’annoncer des résultats nets séduisants, elle anticipe déjà sur ce qu’elle sera réellement en mesure de tenir, et le cas échéants pour y parvenir devra de dégraisser sa masse salariales, seule véritable charge sur lequel elle détient un pourvoir discrétionnaire.
Le trader, anticipe fort de cette information sur la valeur à venir des actions de l’entreprise en question, et incite à l’acquisition de ces actions, faussant leur valeur car en augmentant la demande, on raréfie l’offre et fait flamber la valeur unitaire.
Ainsi sur un jeu putatif, on a bâtit une valeur virtuelle qui va servir de référence au banquier pour expliquer a d’autres entreprises pourquoi elles disposeront ou non de lignes de crédit.
Vous me direz qu’au travers de cette caricature, nous sommes donc face, à un château de cartes que le moindre coup de vent, que l’on pourrait appeler perte de confiance, va faire s’écrouler. Et bien oui.
Vous voyez la crise c’est aussi simple que ça pour les nuls.
Poursuivons maintenant par un peu de fiction, imaginez encore, que les médias continuent à inviter les foules à retirer leurs avoirs des banques. Et bien pour le coup, ce n’est plus une crise que nous aurons à gérer, mais la destruction pure et simple de toutes les richesses.
Et les subprimes dans tout ça ? c’est bien leur faute non ?
En effet, et cela pour expliquer l’affaire subprimes comprenez crédit hypothécaires américains, voilà le principe de base de la banque mondiale.
Grossièrement lorsqu’un banquier détient 1 euro il le prête trois fois. Une fois à court terme, une fois à moyen terme, et enfin une fois à long terme.
Ainsi, pour rémunérer l’épargne, la banque fait crédit à un taux supérieur, la différence des deux taux correspondant à sa marge. Grâce au jeu de la monnaie virtuelle, elle peut prêter (appelons ça investir) cet euro à court terme (moins d’un an) à Tokyo, à moyens termes à New York, et à long terme à Paris. Elle vit elle aussi à crédit me direz-vous. Bien sur, et c’est pourquoi elle va faire assurer par un autre le risque de ne pas revoir son euro à temps, sur les trois investissements.
De plus, elle va emprunter à un autre encore les sommes à court et moyens termes, et donc faire payer au receveur la différence entre ce que lui aura couté cet argent et ce qu’elle souhaite en retirer.
Tout le mécanisme fonctionne dès lors que chaque terme est respecté ou assuré. Ainsi la finance mondiale vit également sur les gains futurs pour servir les intérêts présents.
Lorsque certaines banques ont décidé de prêter à un nombre important de ménages dont la solvabilité était en limite de capacité, pour qu’ils acquièrent des biens immobiliers spéciaux dans leur définition même, elles ont fait porter leur risque de non remboursement par des sociétés d’assurances. Or, ces dernières ne peuvent s’assurer que si elles peuvent s’approprier le bien financé dans le but de sa revente afin de récupérer à minima la mise initiale, lorsque le débiteur ne respecte pas ses conditions de remboursement. Il s’agit là d’une hypothèque simple.
Or, accrochez-vous il faut suivre, la propriété aux états unis comme ailleurs, s’appuient sur trois éléments usus abusus fructus. L’usage, l’aliénation, les fruits, le premier en matière immobilière serait d’avoir la capacité d’habiter, la seconde serait la capacité de faire des travaux, et en fait la dernière serait la capacité de louer pour toucher un loyer.
En matière immobilière, lorsqu’on devient propriétaire, non seulement les murs et le terrain nous appartiennent mais également le sous-sol terrestre, le ciel restant la propriété de l’état ou réside le bien.
Dans le cas des subprimes, le terrain n’appartenait au acquérant qu’in fine, comprenez que lorsque les murs sont payés (donc remboursés). Qu’advient alors de la valeur d’une maison que vous ne pouvez plus payez et qui se trouve sur un terrain que ne vous appartient pas !
Voici la chute des banques ayant financé et assuré ces biens. Lorsque certains ménages n’ont pu faire face à leurs échéances, les banques ont mis en œuvre les assurances, qui elles même ont mis en œuvre leur hypothèque sur des immeubles dont la valeur réelle fut estimée par de nouveaux acquéreurs potentiels comme nulle !
Car ces nouveaux acquéreurs auraient du eux, payer le terrain immédiatement alors que leur prédécesseurs avaient pu obtenir un ersatz de propriété à moindre valeur.
En bref, personne ne voulant de ces biens pourris, cela devient donc pour les banques les fameuses créances pourries.
Aussi, comment maintenir la confiance dans un établissement financier qui aurait pris un tel risque inconsidéré !
La boucle est bouclée, ceci est une tentative de description de la crise pour les nuls en économie.
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