Parmi la prolifération des rapports d’experts à destination des ministères, celui concernant la dynamisation des commerces de centre ville est un « must » dans le genre solution à pas cher.
Certes notre Président, nous l’a répété lors de sa dernière et spectaculaire conférence de presse, les caisses sont vides.
Le rappel de la problématique est pourtant simple, et le vrai travail de terrain, à préférer à celui de statistiques bureaucratiques, aurait surement apporté des réponses plus pragmatiques et efficaces.
Les centres ville souffrent de trois phénomènes connus :
La flambée du cours de l’immobilier à fait fuir les habitants au profit des administrations et sièges sociaux d’entreprises.
La politique de taxe professionnelle et les avantages divers accordés à la grande distribution, à accompagner la migration des consommateurs vers les extérieurs.
La politique des transports, toujours en cours de mutation, interdit le déplacement rapide et simple en voiture, le stationnement et donc l’achat impulsif et instantané.
Le commerce de centre ville a pourtant deux vertus :
Elle apporte la vie, le tourisme, et le dynamisme à la cité et elle génère des recettes de taxe professionnelle vers les comptes de la municipalité.
Une politique de la ville digne de ce nom doit prendre en compte les spécificités de chaque commune, de chaque type de commerce.
Il est évident que les moyens ne sont pas les mêmes entre des succursales d’enseignes nationales, des entreprises indépendantes sous contrat de franchise, et les commerces indépendants.
Les sociétés de services n’ont pas les mêmes opportunités et contraintes que les commerces de négoces, etc…
Aussi, la réponse apportée par le rapport concernant l’amplitude d’ouverture des commerces de proximité est totalement décalée de la réalité. Elle est même inquiétante car elle laisse présagée, l’obtention par la grande distribution de ces attentes sempiternelles de déréglementation sur les jours et horaires d’ouvertures.
Or ce dont ont besoin les commerces, c’est de la trésorerie, de la marge commerciale et non du temps.
C’est pourquoi, il serait sans doute plus efficace de se concentrer sur des allègements de charges, sur une réduction des loyers locatifs, sur des aides à l’acquisition des murs commerciaux.
En bref toute mesure permettant de donner aux commerces en question des marges de manœuvres sur leur prix afin de les rendre compétitifs.
Des accords obligatoires entre les sociétés privées disposant des concessions de gestion des parkings et les associations de commerçants afin d’apporter des solutions et tarifs concurrentiels aux clients des magasins d’hyper centre.
Monsieur le Président les caisses, sont vides certes, mais les citoyens qui vous ont élus ne manquent pas d’idées pragmatiques.
Osez, faire confiance aux sources vives de notre Nation, laissez l’économie vous apporter les ressources qui vous manquent au travers de la collecte de TVA.
Libérez les entreprises du joug de la fiscalité afin que leur compétitivité les fasse devenir les préférées des Français.
Vous ne pouvez agir sur le pouvoir d’achat des français, vous le pouvez sur le pouvoir vendre de nos entreprises, de nos commerces.
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