jeudi, juin 08, 2006

Le syndrome Jacques MARTIN

Ou la dérive des idées


Après le politiquement correct, nous voyons se préciser en France le royaume du politiquement démago-mou.
Ca ressemble à un procédé de bonnes intentions, à une sorte de valorisation du travail d’équipe, mais ça frise surtout le marxisme profond et le collectivisme intellectuel.

Après une société des années quatre vingt quatre vingt dix prônant la réussite individuelle, l’esprit d’entreprendre, le Festival de Cannes nous offre cette année le symbole le plus déterminant de l’infection de la culture française par le syndrome Jacques Martin, « tout le monde a gagné ».

Ainsi, prolongeant les mesures visant à ne plus classer les enfants à l’école, à ne plus les faire redoubler, le refus de mettre en place une rémunération au mérite dans la fonction publique et plus encore opter pour une discrimination positive à l’embauche, les hommes et femmes du septième art offre un prix d’interprétation masculine collectif.

Loin d’apporter un avis sur le contenu du film ou le bien fondé de la palme, c’est l’image qui en découle qui doit nous alerter. Sommes nous ainsi devenus modestes au point de préférer le collectif impersonnel à la performance individuelle moteur de l’action de chacun.

Le modèle désormais c’est de faire partie d’un groupe, c’est inquiétant au point de voir ici une vision sectaire de la société. Car au-delà du consensus qui amène un trophée individuel à se muter en récompense collective, c’est aussi une communauté qui est mise en avant, victime posée en héro, peuple martyre reconnu comme sacrifié par un pays impérialiste amnésique.

Cela ne vous rappelle rien ? et c’est de ce type de généralisation d’idée que naissent les théories puis les justifications d’actes criminels.

Alors, sans doute vais-je trop loin, penser qu’une palme cannoise fait le lit de théories extrémistes, et le prône l’abnégation de l’individu au profit du bien commun mais accordez moi le bénéfice de la réflexion et pour accorder le contenu au titre, quelle société souhaitons nous ?

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