lundi, avril 03, 2006

Du fonctionnement des institutions aux élections

Nous vivons une époque formidable, les institutions de la cinquième république semblent avoir perdu leur sens alors même que nous découvrons leur fonctionnement réel. Pour rappel, la constitution de la cinquième république s’articule autours de trois pouvoirs, (le pouvoir étant l’exercice d’une mission sous mandat du peuple ou non)

Le pouvoir Législatif : Il s’agit de la mission déléguée de créer, améliorer ou abroger la Loi, de telle sorte que les règles de droit soient adaptées aux exigences économiques, culturelles, et sociétales de la nation vivante. Ceci est réaliser par l’élection de deux chambres : l’assemblée nationale (députés) et le sénat (sénateurs). Ces deux chambres ont une mission de proposition de loi, et dispose d’une procédure claire pour édicter la règle de droit.

Le pouvoir Exécutif : Il s’agit du gouvernement, ce dernier est constitué par la désignation d’un premier ministre choisi par le Président de la République. Dès lors, le premier ministre propose une équipe de ministres pour gérer les affaires de l’Etat. Comme son l’indique, le rôle du gouvernement est de faire exécuter la loi. Etant en charge de la gestion des affaires, il a la possibilité d’apporter devant le parlement des projets de loi.

Le pouvoir Judiciaire : Il s’agit des tribunaux et cours, et des forces de maintien de l’ordre, leurs membres sont des professionnels du droit et de la police, ils sont désignés comme tout autre fonctionnaire de l’Etat. Ils ne disposent pas de légitimité par mandat populaire. Leur mission est de veiller au respect de la loi et au maintien de l’ordre public.

Le président de la république, a pour vocation de définir la direction dans laquelle s’engage la nation, élu pour cinq ans, il doit veiller à ce que l’action des trois pouvoirs respecte les engagements qu’il a pris et qui ont été validés par le suffrage universel direct.

Aussi, pour s’assurer de la cohérence des choix de la nation, il défend sa position en demandant au peuple d’élire un assemblée de même obédience que lui pour pouvoir désigner au sein de la majorité dégagée au lendemain des élections législatives le premier ministre qui a son tour choisira un ensemble de ministres adhérant au programme présidentiel.

C’est ainsi, qu’aujourd’hui en France, nous avons un président de la république issu d’un mouvement qui était mené par le RPR, et qui donna naissance à l’UMP, (Union pour la Majorité Présidentielle).

C’est ainsi également, qu’au lendemain de la dernière élection législative ayant attribué une majorité écrasante de sièges au représentant l’UMP, plusieurs gouvernements UMP se sont succédés.

De surcroît il n’est pas interdit, d’être ministre de la république et dirigeant d’un parti. C’est ainsi, que monsieur SARKOSY, se retrouve à la tête du parti majoritaire et ministre de l’intérieur.

C’est ainsi qu’au lendemain, de la promulgation de la loi sur l’égalité des chances, monsieur SARKOSY se trouve ne première ligne des travaux d’aménagements et ce de plein droit constitutionnel puisque c’est au parlement maintenant de proposer les modification du texte initial. Il paraît alors cohérent que le chef du principal parti des députés vienne arbitrer les discussions et il est par ailleurs utile pour la stabilité de la politique nationale que celui-ci soit membre du gouvernement. On pourrait rétorquer qu’il y a un risque de confusion des pouvoirs. Certes mais il n’est pas rare dans l’histoire du monde que les régimes dictatoriaux aient vu leur genèse dans les urnes.

D’autre part, il semble également que la France ait besoin de réformes profondes, impopulaires à court terme, et que seul une solidarité sans faille des pouvoirs législatif et exécutif puisse permettre l’atteinte des objectifs.

Ce petit résumé, des institutions (elles contiennent nombre d’autres organismes de contrôles) pour rappeler, que voter est un acte politique majeur.

Pour rappeler également, que se déplacer aux urnes n’est pas originellement un acte de contestation, mais une action de choix d’orientation. C’est pourquoi à la veille des futures élections majeures de notre pays, il serait temps que chacun s’interroge sur les programmes électoraux des « candidats à la candidature ».

Il serait utile également que conserver à l’esprit qu’il faut être cohérent, et que la cohabitation a montrer l’immobilise qu’elle engendre.

Il serait salvateur, que les « candidats à la candidature » sortent du bois et annoncent clairement leur programme. La campagne présidentielle a déjà commencé, alors trêve de faux semblant. Mesdames, Messieurs exposez votre vision de la France et expliquez dans le détail les réformes que vous souhaitez mener pour atteindre les objectifs que vous vous fixez.

Nous électeurs, citoyens, nous nous déterminerons quand l’heure sera venue.

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