mercredi, mars 08, 2006

C.P.E Ou quand la rue à tord

Contrat Première Embauche.

Et voilà, c'est reparti, une nouvelle fois démonstration est faite que si la France veut des réformes, les français eux n'en veulent pas.

Le principe est toujours le même, dis gouvernement pourquoi tu commencerais pas par les autres ? oui mais les autres y veulent pas non plus.

Alors, certes il est compréhensible qu'une certaine inquiétude gagne les rangs des étudiants et autres jeunes gens quand ils voient poindre un contrat de travail à durée indéterminée assorti d'une période d'essai de deux ans. Toutefois la vraie question reste posée. Comment fait on pour résorber le chaumage sans créer un nouvel arsenal juridique contraignant (Quota, amendes, charges salariales et patronnale majorées) risquant de faire perdre encore davantage la compétitivité des entreprises françaises ou localisées en France ?

Depuis des décennies maintenant, nous savons qu'il existe un équilibre difficile à trouver entre les attentes du salariats et les besoins des entreprises, en oubliant parfois qu'avant tout le salariat est la résultante du « laboriat ». Si toute peine mérite salaire il ne faut pas oublier que tout salaire mérite de peiner. Il est des explications simples qui devraient permettre à chacun de comprendre que cette fois la rue à tord.

Il ne faut pas lui en vouloir, car elle a été manipulée par les syndicats qui ont besoin de démonstrations de forces pour justifier leur existence et il a toujours été facile pour eux d'aller chercher les étudiants a grand renfort de "vous êtes le France de demain vos aînés veulent vous sacrifier sur l'autel de leur égoïsme" pour les pousser sur le bitume.

Or ce contrat est une bonne idée, et si il fallait ne retenir qu'une seule bonne raison, la voici :

Il est rassurant pour celui qui paye.

Et c'est bien là le plus important, pour savoir les difficultés liées au recrutement, et la réalité de ce qui se passe dans l'entreprise une fois le salarié choisi, il est clair que de pouvoir proposer à un candidat que l'on estime de valeur pour la mission à confier, un contrat à durée indéterminé c'est le rêve de tout recruteur, ensuite de lui proposer d'être formé non seulement aux méthodes mais aussi à la culture de l'entreprise est un investissement, alors disposer de cette période d'essai élargie n'est qu'un levier psychologique et il est fort à parier que peu de ces contrats verraient une fin prématurées.

Alors oui la rue a tord, c'est sans doute rare mais ça arrive

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